Période· Les colonnes du temps
Néogène
23 Ma → 2,6 Ma
Au Néogène, de 23 à 2,6 millions d’années, les prairies se sont étendues sur les continents, la Méditerranée s’est asséchée puis remplie, et une lignée de grands singes africains s’est redressée.
Période au cours de laquelle les formations herbacées gagnent les continents, la Méditerranée s’assèche puis se remplit, et une lignée de grands singes africains acquiert la bipédie.
Ce que montrent les données
Le refroidissement et l’assèchement du climat modifient la végétation. Les graminées tropicales adoptent une autre voie photosynthétique, la voie en C4, plus efficace lorsque le dioxyde de carbone est rare et l’air chaud et sec. Entre huit et trois millions d’années, ces formations herbacées s’imposent sur des continents entiers et remplacent les boisements. Le paysage ouvert favorise les animaux coureurs et la denture des brouteurs se modifie avec la nature du fourrage. L’Afrique conserve les fossiles relatifs à la lignée humaine : une branche de grands singes s’y sépare et acquiert la bipédie, les pièces qui l’attestent se répartissant sur les deux époques, un crâne déformé du Tchad au Miocène et, au Pliocène, des empreintes, des outils de pierre et la plus ancienne mandibule attribuée à Homo.
Bornes et conventions
Ses limites sont des clous d’or. L’expansion des plantes en C4 est datée par les isotopes du carbone, dans les dents fossiles, qui enregistrent le régime alimentaire des animaux, et dans les sols anciens, qui enregistrent la végétation sus-jacente ; le changement de régime alimentaire est donc mieux documenté que celui du paysage, et la cause du basculement n’est pas établie. Les fossiles d’homininés sont chacun contestés, et leur datation relève des époques qui les portent.