La chronologie d’Homo sapiens

Trente-quatre jalons, et c’est tout ce que cette page retient des cent cinquante et une fiches. Ce sont ceux que le corpus cote jalon de l’espèce — toujours visible sur la frise, quelle que soit la place. Le seuil n’est pas le même que sur l’autre édition : ici les deux premiers rangs feraient cent trente-six fiches sur cent cinquante et une, c’est-à-dire le sommaire. Ils sont groupés par âge, et la répartition est le premier fait que la page donne à voir : huit jalons pour les trois cents millénaires du Paléolithique, vingt-quatre pour les cinq derniers.

34 jalons sur 151, en 3 chapitres

Paléolithique315 ka → 11,7 ka

Trois cent mille ans où l'on ne travaillait la pierre qu'en la brisant, et où rien de ce qu'un lecteur d'aujourd'hui appellerait une institution n'existait. C'est de très loin la plus longue bande de cette frise, et celle qui rend toutes les autres lisibles : tout ce qui suit l'agriculture tient dans la mince lisière de sa droite.

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Néolithique11,7 ka → 3 275 av. J.-C.

On cesse de suivre sa nourriture pour la faire pousser. En six millénaires, l'espèce devient sédentaire, beaucoup plus nombreuse, et dépendante d'une poignée de plantes qu'elle a remodelées. C'est encore la condition de presque tout le monde.

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Histoire3 275 av. J.-C. → 2026

La bande où le passé se met à parler de sa propre voix. Non qu'il s'y passe davantage, mais parce que quelqu'un s'est mis à écrire, et qu'une part de ce qu'il a écrit a survécu.

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