La frise de la préhistoire à nos jours
La préhistoire est la partie du passé humain qui précède l’écriture. Sur la frise de Sapiens, qui ne suit que notre espèce, elle commence avec le plus ancien fossile connu d’Homo sapiens, il y a 315 000 ans1. Elle s’achève il y a 5 300 ans, avec les premières tablettes écrites, à Uruk en Mésopotamie2. La plupart des sociétés humaines ne se mettent à écrire que bien plus tard3.
Le Paléolithique, l’âge de la pierre taillée, commence avec les plus anciens outils de pierre, il y a plus de deux millions et demi d’années3. La frise n’en montre que la part vécue par Homo sapiens, de 315 000 à 11 700 ans. Le Néolithique, l’âge de l’agriculture et de l’élevage, commence au Proche-Orient il y a 11 700 ans3.
L’agriculture a été inventée indépendamment dans une douzaine de régions au moins, dont la Chine, la Nouvelle-Guinée, la Mésoamérique et les Andes3. Ces inventions s’étalent sur cinq millénaires. Certaines populations, dans l’Arctique par exemple, ne l’ont jamais adoptée. Sur la frise, chaque période commence à sa première apparition dans le monde. L’Âge du bronze, qui suit la préhistoire, commence ainsi il y a 5 300 ans, avec les premiers objets en bronze du Proche-Orient3. Le travail du bronze n’atteint le sud-ouest de la Chine que deux mille ans plus tard3. L’Antiquité et le Moyen Âge sont des découpages de l’histoire européenne, sans équivalent dans la plupart des autres régions du monde3.
Les géologues font commencer l’Holocène, l’époque en cours, à la même date pour toute la planète : il y a 11 700 ans4. Cette date est l’âge d’une couche de glace prélevée par forage au Groenland. Dans cette couche, la composition de la glace change brusquement : ce sont les premiers signes du réchauffement qui met fin à la dernière période froide4. En 2008, l’Union internationale des sciences géologiques a fait de cette couche la référence mondiale du début de l’Holocène4.
Pour les périodes plus anciennes, les géologues repèrent dans les sédiments des fonds marins une alternance de périodes froides et chaudes, de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d’années chacune. Ils appellent ces périodes des stades et les numérotent à rebours depuis le présent : le plus récent a le numéro 1. Sur la frise, leurs limites viennent de la courbe publiée par Lisiecki et Raymo en 2005, qui réunit les mesures faites dans 57 forages des fonds marins5.
Le réchauffement que marque la couche du Groenland rend aussi possibles les premiers champs cultivés du Proche-Orient3. Sur la frise, le Néolithique commence donc à la même date que l’Holocène.
Références de cette introduction
- Richter et al. (2017), Nature · The age of the hominin fossils from Jebel Irhoud, Morocco, and the origins of the Middle Stone Agedoi:10.1038/nature22335
- Nissen, Damerow & Englund (1993), University of Chicago Press · Archaic Bookkeeping: Early Writing and Techniques of Economic Administration in the Ancient Near East
- Scarre (2018), Thames & Hudson · The Human Past: World Prehistory and the Development of Human Societies
- Walker et al. (2009), Journal of Quaternary Science · Formal definition and dating of the GSSP (Global Stratotype Section and Point) for the base of the Holocene using the Greenland NGRIP ice core, and selected auxiliary recordsdoi:10.1002/jqs.1227
- Lisiecki & Raymo (2005), Paleoceanography · A Pliocene-Pleistocene stack of 57 globally distributed benthic δ18O recordsdoi:10.1029/2004pa001071
25 bandes, sur quatre rangs qui ne s’emboîtent pas
Une limite de période est une décision avant d'être une date. Lorsque la décision et la mesure ne concordent pas, la fiche de l'unité en indique la raison.
Âges
01
Avant Sapiens
350 ka → 315 kaBande liminaire de la frise, antérieure à l'apparition des plus anciens fossiles attribués à Homo sapiens. Elle couvre les trente-cinq mille ans qui précèdent cette limite et fournit le terme de comparaison sans lequel le commencement de l'espèce ne serait pas mesurable.
Deux incertitudes de nature différente se superposent. La mesure porte une erreur explicite de 34 000 ans, bornée et quantifiée.
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Paléolithique
315 ka → 11,7 kaPériode définie par le travail de la pierre taillée, c'est-à-dire obtenue par enlèvement d'éclats et non par polissage, et couvrant de 315 000 à 11 726 ans avant le présent. Elle constitue la plus longue bande de la frise et contient environ 96 pour cent de l'existence d'Homo sapiens, l'ensemble des périodes postérieures à l'agriculture occupant les 4 pour cent restants.
Le terme a été forgé dans l'Europe du dix-neuvième siècle et s'applique mal ailleurs. Les archéologues africains découpent le même intervalle en Early.
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Néolithique
11,7 ka → 3 275 av. J.-C.Période définie par l'adoption de l'agriculture et de l'élevage, dont le nom, formé sur le grec et signifiant pierre nouvelle, renvoie à la pierre polie. En six millénaires s'établissent la sédentarité, une croissance démographique marquée et la dépendance à un petit nombre d'espèces végétales transformées par la sélection, régime alimentaire qui demeure celui de la majeure partie de la population mondiale.
Il n'existe pas un Néolithique unique. L'agriculture a été inventée indépendamment dans une douzaine de régions au moins, à des dates réparties sur cinq millénaires.
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Histoire
3 275 av. J.-C. → 2026Période définie par l'existence de sources écrites, c'est-à-dire par un changement dans la nature de la documentation disponible et non dans celle des sociétés décrites. Avant cette limite, la connaissance procède exclusivement des vestiges matériels ; après elle, une partie du passé est attestée par des textes produits par des personnes identifiées, dotées d'intérêts propres.
C'est la borne la plus localisée de la frise. L'écriture apparaît en Mésopotamie il y a environ 5 300 ans et en Égypte presque simultanément.
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Périodes
05
Paléolithique moyen
315 ka → 50 kaPériode caractérisée par l'outillage sur éclat obtenu à partir de nucléus préparés, dont la méthode la plus documentée est le débitage Levallois. Elle couvre environ deux cent soixante-cinq mille ans, durant lesquels le répertoire technique varie peu tandis que l'espèce apparaît, se répand en Afrique puis en sort.
Aucune des deux limites n'est une date d'événement. Celle de gauche suit le plus ancien assemblage bien daté, information relative à l'état.
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Paléolithique supérieur
50 ka → 11,7 kaPériode définie en Eurasie par un ensemble de traits apparaissant en quelques millénaires : outillage sur lames régulières, industrie de l'os et du bois de cervidé, parures corporelles, art pariétal et mobilier, et sépultures aménagées. Elle couvre environ trente-huit mille ans.
L'ouverture à 50 000 ans est une convention arrondie et large. Des assemblages dits du Paléolithique supérieur initial sont datés d'avant 45 000 ans en Bulgarie.
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Néolithique
11,7 ka → 3 275 av. J.-C.Période définie par l'adoption de l'agriculture et de l'élevage, dont le nom, formé sur le grec et signifiant pierre nouvelle, renvoie à la pierre polie. En six millénaires s'établissent la sédentarité, une croissance démographique marquée et la dépendance à un petit nombre d'espèces végétales transformées par la sélection, régime alimentaire qui demeure celui de la majeure partie de la population mondiale.
Il n'existe pas un Néolithique unique. L'agriculture a été inventée indépendamment dans une douzaine de régions au moins, à des dates réparties sur cinq millénaires.
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Âge du bronze
3 275 av. J.-C. → 1 175 av. J.-C.Période définie par l'usage du bronze, alliage de cuivre et d'étain. Les deux métaux provenant de gisements distincts et souvent éloignés, la métallurgie du bronze suppose des circuits d'approvisionnement à longue distance, ce qui fait de la distance un facteur économique déterminant.
La dénomination décrit une technique, dont la diffusion suit son propre rythme. Le travail du bronze n'atteint le sud-ouest de la Chine et l'Asie.
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Âge du fer
1 175 av. J.-C. → 801 av. J.-C.Période définie par l'usage du fer comme métal utilitaire principal. Le fer est plus difficile à travailler que le bronze et beaucoup plus répandu, de sorte que l'armement et l'outillage cessent de dépendre de circuits d'approvisionnement contrôlables.
Les limites retenues sont les dates rondes des périodisations européennes et proche-orientales. La séquence qu'elles supposent ne s'applique pas ailleurs.
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Antiquité
801 av. J.-C. → 500Période courant du huitième siècle avant notre ère au cinquième de notre ère, définie par l'existence d'administrations produisant et conservant des documents en quantité, ce qui rend possibles des reconstitutions fondées sur les textes autant que sur les vestiges matériels.
Le cadre est européen et ancien. Sa date de clôture, la fin de l'Empire romain d'Occident, n'a pas d'équivalent en Chine, en Mésoamérique ni dans la majeure partie.
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Moyen Âge
500 → 1500Période européenne courant d'environ 500 à 1500, dont la dénomination, formée sur le latin medium aevum, a été forgée par les humanistes de la Renaissance pour désigner l'intervalle séparant l'Antiquité de leur propre époque. Le terme est à l'origine dépréciatif.
Le découpage est conventionnel et explicitement européen. L'alternative consisterait à forger une dénomination neutre qu'aucun lecteur ne reconnaîtrait.
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Époque moderne
1500 → 1800Période courant d'environ 1500 à 1800, définie par l'établissement de liaisons maritimes régulières entre les continents et par leurs conséquences : circulation des plantes, des animaux et des agents pathogènes entre hémisphères, premières sociétés par actions et première économie mondiale de l'argent.
Les deux limites, vers 1500 et vers 1800, sont des conventions d'enseignement. Elles sont discutées, et certains historiens contestent.
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Époque contemporaine
1800 → 2026Période ouverte avec l'industrialisation vers 1800 et sans limite de fermeture. La population humaine y est multipliée par huit, l'espérance de vie à la naissance approximativement doublée, et la combustion de carbone fossile modifie la composition de l'atmosphère de manière mesurable dans les archives glaciaires.
C'est la seule bande dépourvue de limite de fermeture. Sa date d'ouverture est conventionnelle et varie selon les auteurs et les pays, des années 1780 aux années 1850.
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Stades climatiques
14
MIS 10
350 ka → 337 kaStade isotopique marin 10, stade glaciaire au cours duquel s'ouvre la fenêtre chronologique de cette frise. La période initiale de l'histoire de l'espèce se situe donc dans un régime climatique froid et non tempéré.
La bande est tronquée au bord gauche de la fenêtre, le stade commençant il y a environ 374 000 ans, avant le début de cette frise.
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MIS 9
337 ka → 300 kaStade isotopique marin 9, période interglaciaire à laquelle sont généralement rapportés les plus anciens fossiles attribués à Homo sapiens. Elle constitue le cadre climatique dans lequel se situe l'apparition de l'espèce.
Deux chronologies se rencontrent ici sans que l'une contraigne l'autre. Les limites du stade procèdent d'une courbe globale lissée.
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MIS 8
300 ka → 243 kaStade isotopique marin 8, stade glaciaire de cinquante-sept millénaires durant lequel l'espèce existe mais n'a laissé que peu de vestiges retrouvés.
Une bande vide est ambiguë par construction : elle peut signifier que peu s'est produit, que peu a subsisté ou que peu a été recherché.
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MIS 7
243 ka → 191 kaStade isotopique marin 7, classé comme interglaciaire mais constitué de plusieurs intervalles tempérés séparés par des épisodes froids. Il illustre le lissage qu'impose la représentation d'un stade par une bande unique.
La représentation masque la structure interne du stade. Une bande de couleur uniforme suppose des oscillations sous-jacentes : la courbe LR04 est continue.
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Glaciaire saalien
191 ka → 130 kaStade glaciaire de soixante mille ans correspondant à MIS 6, le plus long affronté par l'espèce à cette date. Les calottes s'étendent loin en Europe septentrionale et le Sahara redevient une barrière continue.
La dénomination est régionale et procède de la géologie glaciaire nord-européenne, tandis que les limites retenues ici proviennent de la courbe isotopique globale.
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Eemien
130 ka → 115 kaDernier interglaciaire avant l'actuel, correspondant au sous-stade MIS 5e. Les températures polaires y dépassent celles du présent d'environ 3 à 5 °C, et le niveau marin global s'y tient plusieurs mètres au-dessus du niveau actuel : l'Eemien est ainsi le principal exemple disponible d'un monde plus chaud que le nôtre.
La valeur du niveau marin est une estimation probabiliste et non une mesure directe. Elle résulte de la combinaison d'enregistrements locaux.
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Dernier glaciaire
115 ka → 11,7 kaDernier stade glaciaire, courant de MIS 5d à MIS 2, soit environ cent mille ans de climat majoritairement froid et instable. C'est durant cet intervalle que l'espèce quitte définitivement l'Afrique, atteint l'Australie, s'établit en Europe et pénètre dans les Amériques.
Une couleur unique représente un stade dont la variabilité interne est forte. Trois carottes groenlandaises synchronisées y distinguent une longue série.
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Holocène
11,7 ka → 2026Époque géologique en cours, ouverte il y a 11 700 ans et caractérisée par une stabilité climatique inhabituelle au regard des cent mille années précédentes. L'agriculture, les villes et les organisations étatiques y prennent place dans leur totalité.
Cette limite est l'une des rares de la frise à résulter d'une décision formelle, écrite et ratifiée. Elle ne constitue pas pour autant un seuil naturel.
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Sous-stades
22
Dernier maximum glaciaire
26,5 ka → 19 kaIntervalle de sept mille cinq cents ans, de 26 500 à 19 000 ans avant le présent, correspondant à l'extension maximale des calottes glaciaires. Le niveau marin s'y tient environ 130 mètres au-dessous du niveau actuel.
Un maximum se définit plus aisément qu'il ne se date. Les différentes calottes ont culminé à des dates légèrement distinctes, et l'intervalle retenu correspond.
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Groenlandien
11,7 ka → 6 237 av. J.-C.Premier âge de l'Holocène, courant de la base de l'époque à l'événement de 8,2 ka. L'agriculture s'y diffuse et les premiers villages permanents s'y établissent.
La subdivision est ratifiée et officielle, mais assez récente pour que son utilité soit discutée par une partie des géologues.
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Northgrippien
6 237 av. J.-C. → 2 251 av. J.-C.Deuxième âge de l'Holocène, courant de 8 200 à 4 200 ans avant le présent. Les premières villes, l'écriture, la métallurgie et les premières organisations étatiques apparaissent dans cet intervalle, indépendamment les unes des autres dans plusieurs régions.
L'âge est défini par la chimie de la glace et non par des faits humains. Sa limite inférieure est un signal climatique abrupt enregistré au Groenland.
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Méghalayen
2 251 av. J.-C. → 2026Troisième et dernier âge de l'Holocène, en cours, ouvert par l'événement de 4,2 ka, épisode de sécheresse de deux siècles contemporain de l'effondrement de plusieurs des premières organisations étatiques.
L'âge a été ratifié en 2018 et fait l'objet de critiques. La procédure éclaire ces critiques : un groupe de travail de spécialistes propose une coupe.
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D’où viennent ces chiffres
- Richter, D., Grün, R., Joannes-Boyau, R., et al. (2017). The age of the hominin fossils from Jebel Irhoud, Morocco, and the origins of the Middle Stone Age. Nature 546, 293–296.
- Walker, M., Head, M. J., Berkelhammer, M., et al. (2018). Formal ratification of the subdivision of the Holocene Series/Epoch: two new GSSPs and three new stages/subseries. Episodes 41(4), 213–223.
- Lisiecki, L. E., Raymo, M. E. (2005). A Pliocene-Pleistocene stack of 57 globally distributed benthic δ18O records. Paleoceanography 20, PA1003.
- Clark, P. U., Dyke, A. S., Shakun, J. D., et al. (2009). The Last Glacial Maximum. Science 325, 710–714.
- Nissen, H. J., Damerow, P., Englund, R. K. (1993). Archaic Bookkeeping: Early Writing and Techniques of Economic Administration in the Ancient Near East. University of Chicago Press.
- Scarre, C. (dir.) (2018). The Human Past: World Prehistory and the Development of Human Societies, 4e éd. Thames & Hudson.
- Bar-Yosef, O. (2002). The Upper Paleolithic Revolution. Annual Review of Anthropology 31, 363-393.
- Stein, M. et al. (2025). Environmental setting of the Neolithic Agricultural Revolution across the Fertile Crescent. Quaternary Science Reviews 109265.
- Levy, T. E. et al. (2002). Early Bronze Age metallurgy: a newly discovered copper manufactory in southern Jordan. Antiquity 76, 425-437.
- Kopp, R. E. et al. (2009). Probabilistic assessment of sea level during the last interglacial stage. Nature 462, 863-867.
- Lambeck, K., Rouby, H., Purcell, A., Sun, Y., Sambridge, M. (2014). Sea level and global ice volumes from the Last Glacial Maximum to the Holocene. PNAS 111(43), 15296-15303.
- Rasmussen, S. O. et al. (2014). A stratigraphic framework for abrupt climatic changes during the Last Glacial period based on three synchronized Greenland ice-core records. Quaternary Science Reviews 106, 14-28.
- Larrasoaña, J. C., Roberts, A. P., Rohling, E. J. (2013). Dynamics of Green Sahara Periods and Their Role in Hominin Evolution. PLoS ONE 8(10), e76514.