PEUPLEMENT × GÉNÉTIQUE

La sortie d'Afrique

il y a ~70 000 à 50 000 ans

Paléolithique · Paléolithique moyen · Dernier glaciaire

Entre environ 70 000 et 50 000 ans, les populations d'Homo sapiens dont descendent presque tous les non-Africains se sont répandues hors d'Afrique.

L'expansion hors d'Afrique désigne la dispersion de populations d'Homo sapiens dont descend la quasi-totalité des génomes non africains actuels, située entre 70 000 et 50 000 ans environ. Ces populations ont rencontré les Néandertaliens au cours de leur progression et se sont mêlées à eux. Le métissage s'est produit une seule fois, il y a 49 000 à 45 000 ans, et a laissé environ deux pour cent d'ADN néandertalien chez l'ensemble de leurs descendants. Cette proportion commune constitue l'argument : des métissages survenus séparément, après la divergence des groupes, auraient laissé des proportions et des segments différents selon les populations, si bien que leur identité implique une population encore unique et connectée à cette date. La dispersion atteint l'ensemble des continents habitables dans les vingt millénaires suivants.

Pourquoi c’est important

L'épisode constitue le nœud d'où dérive l'essentiel de l'ascendance non africaine : populations européennes, asiatiques, australiennes et amérindiennes descendent majoritairement de la même expansion et en portent le marqueur commun, une part d'ADN néandertalien du même ordre. Le reste de l'histoire de l'espèce demeure africain, les populations du continent étant alors anciennes de quelque deux cent cinquante millénaires.

Datation et incertitude

Des sorties antérieures sont documentées par les fossiles, au Levant vers 180 000 ans puis entre 120 000 et 90 000 ans. Elles n'ont pas laissé de trace notable dans les génomes actuels, ce qui les distingue de l'expansion proprement dite. L'intervalle retenu, 70 000 à 50 000 ans, date cette dernière ; les horloges génétiques en contraignent les étapes tardives mais non le point de départ.

L’histoire de l’espèce en une journée

18:40:005 h 20 min avant minuit

si les 315 000 ans d’Homo sapiens étaient ramenés à un seul jour

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