TECHNIQUE × ÉVOLUTION HUMAINE
Le premier vaccin
1796
Phanérozoïque · Cénozoïque · Quaternaire · Holocène · Méghalayen
La vaccination a d’abord consisté, en 1796, à transmettre délibérément à une personne la vaccine, une maladie bénigne des bovins, pour la protéger de la variole, un siècle avant que les virus ne soient connus.
La vaccination est, à son origine, la transmission délibérée de la vaccine à une personne afin de la protéger de la variole. La vaccine se contracte au contact des bovins. La variole est une maladie mortelle, transmise entre humains. Le nom de la pratique vient de vacca, le mot latin qui désigne la vache. La vaccination a fonctionné un siècle avant que les virus ne soient connus, et on a établi son explication plus tard encore. Le virus de la vaccine et celui de la variole sont assez proches pour que les anticorps dirigés contre l’un reconnaissent l’autre. Les anticorps sont des protéines que l’organisme produit et qui se fixent sur un microbe. Cette reconnaissance s’appelle une réaction croisée.

Pourquoi c’est important
L’inoculation de la variole elle-même, c’est-à-dire l’introduction volontaire de la maladie dans le corps d’une personne, était pratiquée de longue date et tuait une partie de ceux qui la recevaient. La vaccine, maladie apparentée et plus bénigne, protège sans tuer. On a donc pu répéter le geste, puis l’administrer à une population entière. La vaccination est ainsi passée d’un traitement à une campagne, et cette campagne a abouti : la variole est la seule maladie humaine que l’espèce humaine ait délibérément éradiquée.
Datation et incertitude
L’inoculation de la variole elle-même était pratiquée en Asie et en Afrique bien avant 1796. L’année 1796 est celle où la vaccine a été employée à la place de la variole.
L’histoire de la Terre en une journée
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si les 4,54 milliards d’années de la Terre étaient ramenées à un seul jour