Âge· Les colonnes du temps
Méghalayen
2 251 av. J.-C. → Aujourd’hui
Le Méghalayen, les 4 200 dernières années, est le troisième âge de l’Holocène, l’unité la plus brève de l’échelle des temps et la seule définie dans une stalagmite, ouverte par une sécheresse.
Troisième âge de l’Holocène, le plus bref de l’échelle des temps géologiques et le seul défini dans une stalagmite. Il commence par un épisode de sécheresse et s’étend jusqu’au présent.
Ce que montrent les données
Une stalagmite de la grotte de Mawmluh, au Meghalaya, dans le nord-est de l’Inde, porte dans ses isotopes de l’oxygène la marque d’un affaiblissement marqué de la mousson d’été asiatique, et la couche où commence cette marque définit la base de l’âge, à 4 250 ans avant l’an 2000. Il s’agit de l’événement de 4,2 ka, sécheresse contemporaine de perturbations culturelles dans une bande allant de la Méditerranée orientale au Yangtsé. Ratifié en 2018, c’est de loin l’étage le plus court admis à la charte et le seul dont le point de référence soit situé dans une grotte ; avec les deux carottes de glace qui définissent les âges précédents, l’Holocène devient la seule époque dont aucune limite ne repose sur une coupe rocheuse. Les cernes d’arbres d’Europe subarctique situent cette limite en 2190 av. J.-C., quelques décennies après la valeur ronde de la définition, et montrent que l’anomalie est survenue en deux temps, le premier étant le plus marqué.
Bornes et conventions
La base est précise et le statut de l’âge est contesté : ratifié en 2018, il a été critiqué aussitôt, d’une part parce que l’événement de 4,2 ka est un signal de mousson régional servant à découper un temps mondial, d’autre part parce qu’il a été défini alors que l’Anthropocène était à l’examen, proposition qui, si elle avait abouti, aurait écourté le Méghalayen. Une étude plaide pour distinguer l’anomalie hydroclimatique de la limite de l’événement plus long habituellement désigné sous ce nom.
GSSP d’un spéléothème de la grotte de Mawmluh, Meghalaya, 4 250 ans b2k.