Éon· Les colonnes du temps

Phanérozoïque

539 Ma → Aujourd’hui

Le Phanérozoïque, l’éon de la vie visible, couvre les douze derniers pour cent de l’histoire de la Terre, et tout organisme couramment exposé dans les collections lui appartient.

Éon de la vie visible, couvrant les douze derniers pour cent de l’histoire de la Terre. La totalité des organismes couramment exposés dans les collections y appartient, ce qui explique la concentration des fiches de cette frise à son extrémité droite.

Ce que montrent les données

Son nom signifie vie visible, et il s’ouvre sur l’explosion cambrienne, augmentation rapide de la diversité animale entre environ 540 et 520 millions d’années, où apparaissent la plupart des plans d’organisation actuels. La rupture est moins nette qu’il n’y paraît : les macrofossiles remontent dans l’Édiacarien, jusque vers 571 millions d’années, et ce qui se lit comme un événement unique est une succession de radiations. La suite n’est pas davantage régulière. Le registre est interrompu deux fois : à 252 millions d’années, par une extinction qui affecte simultanément la mer et les continents en moins de deux cent mille ans, probablement par un dégagement massif de carbone lié au volcanisme sibérien, et à 66 millions d’années, par l’impact qui met fin aux dinosaures non aviens. Rapporté aux trois éons antérieurs, il n’occupe que l’extrémité de la frise.

Bornes et conventions

La limite ancienne ne fait pas difficulté ; la dénomination, si. Elle énonce que la vie devient visible à cette limite, alors que ce sont les parties minéralisées qui se généralisent : les éons antérieurs sont peuplés d’organismes que leur constitution ne prédisposait pas à la fossilisation, biais qui affecte l’ensemble du registre.

Parcourir toutes les fiches

Ailleurs sur la colonne

L’échelle des temps géologiques →

Une limite de période est une décision avant d'être une date. Lorsque la décision et la mesure ne concordent pas, la fiche de l'unité en indique la raison.