GÉNÉTIQUE
Les lois de Mendel
1866
Phanérozoïque · Cénozoïque · Quaternaire · Holocène · Méghalayen
Gregor Mendel a établi, en comptant des plants de pois pendant huit ans, que l’hérédité ne procède pas par mélange et que les caractères sont transmis par des unités distinctes, qui se séparent et se recombinent, résultat publié en 1866.
Les lois de Mendel sont les résultats que Gregor Mendel a établis sur l’hérédité en dénombrant des plants de pois pendant huit ans. Selon ces résultats, l’hérédité ne procède pas par mélange. Les caractères sont transmis par des unités discrètes, c’est-à-dire distinctes les unes des autres, appelées ultérieurement allèles. Ces unités se séparent lors de la formation des gamètes, les cellules reproductrices, et cette séparation s’appelle la ségrégation. Elles se recombinent à la génération suivante. Un caractère peut ainsi disparaître à une génération et reparaître intact à la suivante. Mendel a publié ses résultats en 1866. L’article a été cité quatre fois au cours des trente-quatre années suivantes.

Pourquoi c’est important
L’argument de Darwin, la sélection naturelle, exigeait une hérédité sans mélange, et Darwin ne disposait pas de ce résultat. La sélection naturelle retient les variations favorables à la survie. Si l’hérédité procédait par mélange, toute variation nouvelle serait diluée de moitié à chaque génération, et la sélection naturelle n’aurait plus rien à retenir. L’article de Mendel a été imprimé sept ans après L’Origine des espèces, et aucun de ceux qui avaient besoin de sa réponse ne l’a lu.
Datation et incertitude
Les expériences de Mendel se déroulent de 1856 à 1863, et son article paraît en 1866. L’article est cité quatre fois au cours des trente-quatre années suivantes, et on ne perçoit la portée de ce travail qu’après 1900.
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