GÉNÉTIQUE
La théorie chromosomique de l’hérédité
de 1902 à 1915
Phanérozoïque · Cénozoïque · Quaternaire · Holocène · Méghalayen
La théorie chromosomique de l’hérédité, établie entre 1902 et 1915, donne pour support physique aux unités abstraites de Mendel les chromosomes, qui s’apparient, se séparent et se répartissent exactement comme ces unités.
La théorie chromosomique de l’hérédité situe sur les chromosomes, des structures du noyau des cellules, les unités de l’hérédité que Mendel avait laissées abstraites, sans localisation physique. Les chromosomes s’apparient, se séparent et se répartissent exactement comme le font ces unités, appelées facteurs héréditaires. Ce parallèle a été établi en 1902, et il est demeuré une analogie jusqu’à l’apparition d’une drosophile aux yeux blancs, la drosophile étant une petite mouche, dans un laboratoire de l’université Columbia. Morgan (1910) a observé que ce caractère était transmis avec le chromosome qui détermine le sexe, configuration appelée liaison au sexe. Le caractère apparaît chez les mâles et chez les femelles dans des proportions différentes, et seul un facteur porté par ce chromosome l’explique.
Pourquoi c’est important
L’hérédité était une règle statistique, et elle est devenue un objet. Le gène, l’unité héréditaire, occupe une position déterminée sur un chromosome déterminé : on peut donc le cartographier, c’est-à-dire relever cette position. Tout ce qui suit dans cette partie de la frise dépend de cette localisation du gène, de la double hélice, la forme de la molécule d’ADN dont les gènes sont faits, à l’édition du génome, la modification ciblée de cet ADN.
Datation et incertitude
Sutton et Boveri proposent en 1902 et 1903 le parallèle entre les chromosomes et les facteurs héréditaires. Ce parallèle demeure contesté jusqu’aux travaux sur la drosophile, menés de 1910 à 1915, qui rattachent des caractères déterminés à des chromosomes déterminés.
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