VIE × ÉVOLUTION
La biodiversification ordovicienne
il y a ~485 à 443 millions d’années
Phanérozoïque · Paléozoïque · Ordovicien
La biodiversification ordovicienne est l’intervalle, il y a 485 à 443 millions d’années, où les familles marines sont devenues plusieurs fois plus nombreuses, à partir des plans d’organisation des animaux déjà fixés au Cambrien.
La grande biodiversification ordovicienne, couramment désignée par le sigle anglais GOBE, est l’intervalle au cours duquel les familles marines, des groupes d’espèces apparentées, sont devenues plusieurs fois plus nombreuses. Les plans d’organisation des animaux, les grandes architectures du corps, dataient du Cambrien, la période précédente. À l’Ordovicien, des familles nouvelles construites sur ces plans ont peuplé la mer. Les récifs, jusque-là construits par des micro-organismes, sont désormais construits par des animaux. Le plancton, les organismes qui dérivent dans l’eau, a alors ses prédateurs et forme un écosystème complet. Les êtres vivants ne sont plus répartis sur le seul plancher océanique : ils occupent le domaine pélagique, c’est-à-dire le volume d’eau libre au-dessus du fond.

Pourquoi c’est important
L’océan actuel, avec son plancton, son domaine pélagique et ses récifs construits par des animaux, date de l’Ordovicien et non du Cambrien. Cet océan s’est mis en place progressivement : la diversification s’étend sur toute la durée de l’Ordovicien, groupe par groupe et région par région. C’est pourquoi les spécialistes ne s’accordent pas sur l’emploi d’un nom unique.
Datation et incertitude
On discute si la biodiversification ordovicienne est un seul événement ou plusieurs. La diversité augmente à des moments différents selon les groupes et selon les régions. Pour une partie des spécialistes, l’image d’un événement mondial unique est un artefact, c’est-à-dire un effet produit par la méthode : elle vient du regroupement de bases de données dont l’échantillonnage est inégal.
L’histoire de la Terre en une journée
21:26:102 h 34 min avant minuit
si les 4,54 milliards d’années de la Terre étaient ramenées à un seul jour