GÉNÉTIQUE × TECHNIQUE
Les enzymes de restriction
1973
Phanérozoïque · Cénozoïque · Quaternaire · Holocène · Méghalayen
Les enzymes de restriction, qui coupent l’ADN, et une ligase, qui le ressoude, ont permis en 1973 de découper un gène d’un organisme et de l’insérer dans un autre, et en deux ans les chercheurs se sont eux-mêmes imposé un moratoire.
Les enzymes de restriction sont des protéines qui coupent l’ADN à des séquences déterminées, c’est-à-dire à des suites précises de ses unités. Une autre enzyme, la ligase, soude les extrémités libres. Un gène prélevé sur un organisme peut ainsi être inséré dans un autre et y être recopié. En deux ans, les chercheurs ont décrété un moratoire, une suspension de certaines de leurs expériences les plus prometteuses. Ils se sont réunis à Asilomar pour déterminer lesquelles devaient être autorisées. C’est le premier cas d’une discipline scientifique qui réglemente ses propres travaux avant qu’aucune autorité ne l’exige.
Pourquoi c’est important
La biologie est devenue une discipline d’ingénierie. Ses chercheurs ont demandé ce qui devait être interdit avant qu’aucun organisme de régulation ne le fasse. On invoque ce précédent chaque fois qu’une technique nouvelle soulève la même question. C’est pourquoi la réunion d’Asilomar est davantage discutée que la méthode de découpage et d’insertion des gènes.
L’histoire de la Terre en une journée
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