GÉNÉTIQUE × ÉVOLUTION HUMAINE

Lire les morts

de 1984 à 2010

Phanérozoïque · Cénozoïque · Quaternaire · Holocène · Méghalayen

L’ADN survit dans les os et les peaux pendant des dizaines de milliers d’années, mais il en sort brisé en courts fragments et marqué chimiquement, d’une façon particulière, à ses extrémités. Cette dégradation a d’abord rendu la discipline peu fiable, puisqu’un brin moderne égaré paraît meilleur qu’un authentique brin ancien. Puis les dégâts eux-mêmes sont devenus le test : une séquence qui n’en porte aucune trace n’a aucun titre à passer pour ancienne. Une première ébauche du génome néandertalien a suivi, en 2010.

Pourquoi c’est important

Les espèces éteintes ont cessé d’être muettes. Une grande part de ce que l’on sait ici des Néandertaliens et des Dénisoviens, comme de la peste noire et des premiers chiens, a été lue dans leur propre ADN plutôt que déduite de leurs os.

Datation et incertitude

L’intervalle va des premières séquences d’un animal éteint, obtenues en 1984 sur du muscle desséché d’un spécimen de musée, à la première ébauche du génome néandertalien, en 2010. C’est un intervalle et non une date parce que les débuts n’étaient pas fiables : ce qui a changé entre les deux n’est pas l’âge des échantillons, mais la capacité à distinguer une séquence ancienne authentique d’une séquence moderne.

Sources

  1. Higuchi et al. (1984), Nature · DNA sequences from the quagga, an extinct member of the horse family
  2. Green et al. (2010), Science · A draft sequence of the Neandertal genome
  3. Dabney, Meyer & Pääbo (2013), Cold Spring Harbor Perspectives in Biology · Ancient DNA damage

L’histoire de la Terre en une journée

23:59:59.9992799 µs avant minuit

si les 4,54 milliards d’années de la Terre étaient ramenées à un seul jour

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