EXTINCTIONS × TECHNIQUE

Une couche d’iridium

1980

Phanérozoïque · Cénozoïque · Quaternaire · Holocène · Méghalayen

Un centimètre d’argile, à la limite du Crétacé, contient des dizaines à des centaines de fois plus d’iridium que la roche immédiatement au-dessus et au-dessous. Ce métal est rare dans la croûte terrestre et abondant dans ce qui arrive de l’espace. L’hypothèse qui a suivi, qu’une extinction de masse pouvait avoir une cause unique et soudaine, n’a pas été bien reçue dans une discipline qui avait passé un siècle à soutenir que seuls les processus lents comptent. Le cratère qui lui correspondait a été trouvé au Mexique onze ans plus tard.

Pourquoi c’est important

Cette couche a rendu la catastrophe de nouveau respectable en géologie. Beaucoup des fiches de cette frise qui nomment une cause soudaine, un impact, une éruption, une crue, sont écrites dans un vocabulaire que ce centimètre d’argile a remis en circulation.

Datation et incertitude

1980 appartient à l’hypothèse, non à son acceptation. Elle a reposé onze ans sur la seule chimie, sans cratère où l’accrocher ; c’est l’identification de celui du Mexique qui a fait d’une proposition contestée l’explication admise.

Sources

  1. Alvarez et al. (1980), Science · Extraterrestrial cause for the Cretaceous-Tertiary extinction
  2. Osinski et al. (2022), Earth-Science Reviews · Impact Earth: a review of the terrestrial impact record
  3. Erickson et al. (2020), Nature Communications · Precise radiometric age establishes Yarrabubba as Earth's oldest recognised meteorite impact structure

L’histoire de la Terre en une journée

23:59:59.9991875 µs avant minuit

si les 4,54 milliards d’années de la Terre étaient ramenées à un seul jour

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