GÉNÉTIQUE × ÉVOLUTION
L’horloge moléculaire
de 1962 à 1965
Phanérozoïque · Cénozoïque · Quaternaire · Holocène · Méghalayen
L’horloge moléculaire, proposée entre 1962 et 1965, est une méthode qui date la séparation de deux espèces d’après les différences entre leurs molécules, en supposant que les mutations s’accumulent à un rythme à peu près constant.
L’horloge moléculaire est une méthode de datation fondée sur un postulat : les mutations, changements dans l’ADN, s’accumulent à un rythme à peu près constant. Le nombre de différences entre les molécules de deux espèces mesure alors le temps écoulé depuis leur séparation. Zuckerkandl et Pauling (1965) ont ainsi présenté les molécules comme des documents historiques, que l’on peut comparer sans aucun fossile. Les paléontologues ont résisté vingt ans à cette idée, et ils avaient en partie raison. Le rythme des mutations varie selon les lignées, c’est-à-dire les branches de l’arbre des espèces, et selon les gènes. Il faut donc calibrer l’horloge : on règle son rythme sur des fossiles datés, et c’est seulement après qu’elle donne des âges en années.
Pourquoi c’est important
La moitié des dates de cette frise antérieures au Cambrien, une période géologique, ont été obtenues par des horloges moléculaires. Quand une fiche de cette frise indique que les gènes et les roches ne donnent pas le même âge, l’âge tiré des gènes vient de cette méthode. Comme l’horloge est calibrée sur des fossiles, les deux catégories d’indices, les gènes et les fossiles, ne sont jamais entièrement indépendantes.
Datation et incertitude
L’idée a été formulée entre 1962 et 1965, et elle n’a été admise que deux décennies plus tard. Une horloge moléculaire doit d’abord être calibrée sur des fossiles. Tout âge qu’elle donne dépend donc du registre fossile, c’est-à-dire de l’ensemble des fossiles connus.
L’histoire de la Terre en une journée
23:59:59.99881,2 ms avant minuit
si les 4,54 milliards d’années de la Terre étaient ramenées à un seul jour