ENVIRONNEMENT
Le trou d'ozone antarctique
1985
Histoire · Époque contemporaine · Holocène · Méghalayen
En 1985, le British Antarctic Survey a signalé un effondrement saisonnier de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique, causé par les chlorofluorocarbures des aérosols et de la réfrigération.
Le trou d'ozone antarctique est la diminution saisonnière de la concentration d'ozone stratosphérique au-dessus de l'Antarctique, signalée en 1985 par le British Antarctic Survey à partir de mesures au sol engagées plusieurs décennies auparavant. Sa cause est l'émission de chlorofluorocarbures employés dans les aérosols et la réfrigération. Le mécanisme est catalytique : ces composés sont assez stables pour atteindre intacts la stratosphère, où le rayonnement ultraviolet les décompose et libère du chlore ; un atome de chlore détruit alors une molécule d'ozone et se retrouve inchangé à l'issue de la réaction, apte à la recommencer des milliers de fois. Une quantité faible suffit donc à produire des effets considérables. Le protocole de Montréal, adopté en 1987, organise l'élimination de ces composés ; il est à ce jour le seul traité des Nations unies ratifié par la totalité des États membres.

Pourquoi c’est important
En 2016, les mesures de septembre et les modèles concordaient sur le début d'une reconstitution de la couche, lisible dans la colonne d'ozone, son profil vertical et l'aire du trou, des éruptions volcaniques ayant ponctuellement contrarié la tendance. Le cas est cité dans les négociations climatiques comme précédent d'une action internationale efficace : détection par une surveillance instrumentale de longue durée, attribution par la chimie, traité deux ans après la publication. Le choix industriel initial a par ailleurs pesé, le brome étant dans ce rôle un catalyseur encore plus efficace que le chlore.
Datation et incertitude
La publication date de 1985, le protocole de 1987, le constat de reconstitution de 2016. La reconstitution complète est attendue au cours de la seconde moitié du vingt et unième siècle.
L’histoire de l’espèce en une journée
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si les 315 000 ans d’Homo sapiens étaient ramenés à un seul jour