Époque· Les colonnes du temps
Paléocène
66 Ma → 56 Ma
Le Paléocène, de 66 à 56 millions d’années, couvre dix millions d’années dans un monde vidé par l’impact, où les survivants ont grandi vite, et il s’est clos sur l’injection de carbone la plus brutale du Cénozoïque.
Époque de dix millions d’années dans un monde vidé par l’impact, où les lignées survivantes augmentent rapidement de taille, et close par la plus brutale injection de carbone du Cénozoïque.
Ce que montrent les données
Elle s’ouvre sur la couche d’iridium, au printemps boréal, saison établie par les os de poissons tués le jour même de l’impact. Moins de dix lignées de placentaires auraient franchi cette limite. Ce qui suit n’est pas une reconstitution lente : des animaux de la taille d’un rat atteignent celle d’un ours en quelques millions d’années, et leur anatomie se transforme environ trois fois plus vite qu’auparavant. La masse corporelle précède nettement le volume cérébral, de sorte que les premiers grands mammifères sont massifs avant d’être encéphalisés. L’époque s’achève à 56 millions d’années, lorsque plus de dix mille milliards de tonnes de carbone entrent dans l’océan et dans l’atmosphère en quelques milliers d’années, principalement par le volcanisme accompagnant l’ouverture de l’Atlantique nord, et que la surface de la mer s’acidifie.
Bornes et conventions
Elle commence à la limite du Crétacé, l’une des plus nettes de la charte. Son sommet est défini sur l’excursion isotopique du carbone elle-même, c’est-à-dire sur l’événement et non sur un nombre rond, et l’ampleur du rejet de carbone qui la produit est un résultat de modèle, couvrant une large fourchette même là où les isotopes du bore désignent fermement le volcanisme comme source principale.