Époque· Les colonnes du temps
Oligocène
33,9 Ma → 23 Ma
À l’Oligocène, de 34 à 23 millions d’années, l’Antarctique portait une calotte proche de sa taille actuelle tandis que le reste du monde restait chaud, une combinaison que les modèles climatiques ne reproduisent qu’en partie.
Époque au cours de laquelle l’Antarctique porte une calotte proche de sa taille actuelle tandis que le reste du monde demeure chaud, configuration que les modèles climatiques ne reproduisent qu’en partie.
Ce que montrent les données
Les températures de surface de la mer, reconstituées sur toute sa durée, de 33,9 à 23,0 millions d’années, indiquent des conditions très proches de celles de l’Éocène tardif, interrompues seulement par de brefs épisodes, tandis que la calotte antarctique croît et décroît. Le dioxyde de carbone se tient entre environ 300 et 700 parties par million, valeur basse à l’échelle cénozoïque, et l’Oligocène tardif paraît se réchauffer alors même que cette valeur diminue, surtout aux hautes latitudes : température et dioxyde de carbone évoluent en sens inverse, ce que les modèles climatiques actuels ne restituent qu’imparfaitement. Selon une interprétation, la calotte ouest-antarctique recule pour une cause non atmosphérique, une transgression marine due à l’affaissement tectonique de la marge continentale, la glace marine ne revenant qu’avec le refroidissement de l’océan lui-même, à la transition oligocène-miocène.
Bornes et conventions
C’est l’époque que ses propres spécialistes qualifient d’énigme dans un titre d’article. Ses limites sont définies, mais son climat est mal documenté au regard des époques qui l’encadrent, ses températures de surface varient d’un site à l’autre, et les auteurs du relevé le plus complet qui la traverse indiquent explicitement que les facteurs dominants de son climat demeurent indéterminés.