État de la planète· Les colonnes du temps
Monde oxygéné
2,22 Ga → 717 Ma
Pendant un milliard et demi d’années, de 2,22 milliards à 717 millions d’années, l’atmosphère a contenu de l’oxygène en très petite quantité, et ce plafond est l’une des explications avancées pour l’apparition tardive des grands animaux.
Régime d’un milliard et demi d’années durant lequel l’atmosphère contient de l’oxygène en quantité très faible, ce plafond constituant l’une des explications avancées au retard d’apparition des grands animaux.
Ce que montrent les données
L’oxygène était produit depuis des centaines de millions d’années avant l’ouverture de ce régime ; ce qui change est qu’il cesse d’être consommé au rythme de sa production. La situation demeure ensuite inchangée pendant un milliard et demi d’années, de 2,22 milliards à 717 millions. Les teneurs restent très inférieures aux teneurs actuelles, probablement au-dessous de quelques pour cent de celles-ci, ce qui suffit à une cellule mais non à un organisme de grande taille : un animal actif doit acheminer l’oxygène de sa surface jusqu’à ses tissus internes, et au-dessous d’une certaine concentration la diffusion n’y suffit plus. Cette contrainte est l’une des explications avancées de longue date à l’apparition des animaux à la fin de ce régime et non pendant le milliard d’années qui l’a précédée.
Bornes et conventions
Le régime marque une présence et non une abondance, distinction qui porte l’essentiel de la discussion : affirmer que l’atmosphère protérozoïque contenait de l’oxygène est exact, la supposer respirable ne l’est pas. La quantité est estimée à partir des métaux traces et des isotopes des sédiments, méthodes qui fournissent plus volontiers un plafond qu’une valeur, et les plafonds publiés diffèrent entre eux d’un facteur dix.