État de la planète· Les colonnes du temps

Terre boule de neige marinoenne

651 Ma → 635 Ma

De 651 à 635 millions d’années, la glaciation marinoenne a gelé la planète une seconde fois, bien plus brièvement que la première, et sa fin définit une limite de période.

Seconde glaciation globale du Cryogénien, nettement plus brève que la première, et seule glaciation dont la fin définisse une limite de période.

Ce que montrent les données

La bande couvre seize millions d’années, largeur qui traduit l’incertitude sur son début et non la durée de l’englacement : la datation des dépôts glaciaires eux-mêmes donne une glaciation d’au moins quatre millions d’années, contre cinquante-six pour la sturtienne. Sa fin est en revanche la mieux caractérisée de cette portion du registre : en quelques mètres de roche, la glace disparaît et une mer chaude dépose ses carbonates directement sur les débris glaciaires. Cette fin, vers 635 millions d’années, définit la base de l’Édiacarien, ce qui en fait la seule glaciation de la charte à définir une limite de période. Les premiers animaux indiscutables apparaissent dans le monde qui lui succède, assez peu de temps après pour que la relation soit suggérée sans pouvoir être démontrée.

Bornes et conventions

Son début est mal contraint, quelque part après 654,5 millions d’années ; sa fin compte parmi les limites les mieux datées du Précambrien, fixée près de 635 millions d’années par deux méthodes indépendantes qui concordent, une datation rhénium-osmium en Amérique du Nord et des datations uranium-plomb en Chine, en Australie et en Namibie. La concordance de quatre continents sur une même couche établit son caractère mondial.

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Une limite de période est une décision avant d'être une date. Lorsque la décision et la mesure ne concordent pas, la fiche de l'unité en indique la raison.