SOCIÉTÉS
La baisse mondiale de la fécondité
~1970
Histoire · Époque contemporaine · Holocène · Méghalayen
La fécondité mondiale est passée de 4,84 enfants par femme en 1950 à 2,23 en 2021, dernière phase de la transition démographique, à mesure que les filles allaient à l'école et que la contraception se répandait.
La fécondité mondiale est passée de 4,84 enfants par femme en 1950 à 2,23 en 2021, dernière phase de la transition démographique, qui fait succéder à un régime de mortalité et de natalité élevées un régime où les deux sont basses. Le recul accompagne la scolarisation des filles, l'accès à la contraception, la baisse de la mortalité infantile et l'urbanisation. L'inertie du phénomène tient à la structure par âges, effet désigné sous le nom d'élan démographique : une population longtemps féconde compte une forte proportion de jeunes, qui atteignent l'âge de procréer pendant des décennies après la baisse de la fécondité, de sorte que les effectifs continuent de croître alors même que chaque femme a moins d'enfants. Une fois la population vieillie, la même inertie joue en sens inverse. Les naissances annuelles mondiales ont culminé en 2016.

Pourquoi c’est important
Après deux siècles de croissance démographique rapide, la question posée aux sociétés devient celle de la contraction et du vieillissement, à commencer par les pays à revenu élevé. Cette transition procède de décisions individuelles décentralisées et non d'une politique concertée. Les projections situent la fécondité mondiale moyenne près de 1,6 enfant par femme en 2100, avec plus de la moitié des naissances en Afrique subsaharienne.
Datation et incertitude
L'ancrage vers 1970 correspond au moment où le recul devient mondial. En 2021, la fécondité était inférieure au seuil de remplacement dans plus de la moitié des pays. Le débat ne porte plus sur le principe d'un maximum de la population mondiale au cours de ce siècle, mais sur sa date et sur la pente du déclin qui suivra.
L’histoire de l’espèce en une journée
23:59:4415,4 s avant minuit
si les 315 000 ans d’Homo sapiens étaient ramenés à un seul jour