TECHNIQUE × ART
Le daguerréotype et la photographie
1839
Histoire · Époque contemporaine · Holocène · Méghalayen
Le daguerréotype, rendu public en 1839, a été le premier procédé photographique largement diffusé : une image formée par la lumière sur une plaque de cuivre argentée, plus fine qu'aucun dessin.
Le daguerréotype, annoncé en janvier 1839 à l'Académie des sciences et rendu public la même année, est le premier procédé photographique largement diffusé : une plaque de cuivre argentée sur laquelle l'image se forme par l'action de la lumière, avec une finesse de détail que le dessin n'atteint pas. Le procédé comporte trois opérations. Les sels d'argent noircissent sous l'effet de la lumière, ce qui inscrit une image latente ; celle-ci est ensuite révélée ; elle est enfin fixée par dissolution des sels non exposés. Cette dernière étape conditionne tout le reste, faute de quoi l'image continuerait de noircir jusqu'à disparaître. Le calotype de Talbot, sur papier, suit immédiatement et introduit la reproductibilité par négatif. En quelques mois, des ateliers de portrait s'établissent dans le monde entier.

Pourquoi c’est important
La photographie modifie simultanément les régimes de la preuve, de la mémoire et de la représentation : conservation des traits des défunts, documentation des conflits, instrumentation de l'observation scientifique, et affranchissement de la peinture à l'égard de la ressemblance. Toutes les techniques visuelles ultérieures, cinéma, télévision et imagerie numérique, en procèdent.
Datation et incertitude
Le daguerréotype résulte des travaux d'un réseau de physiciens et de chimistes travaillant sur l'action chimique de la lumière, Niépce et Daguerre au premier rang ; les négatifs papier de Talbot suivent immédiatement, et l'annonce donne lieu à des controverses de priorité encore étudiées. Le procédé fait aujourd'hui l'objet d'analyses portant sur la structure des nanoparticules d'argent qui forment l'image.
L’histoire de l’espèce en une journée
23:59:0851,3 s avant minuit
si les 315 000 ans d’Homo sapiens étaient ramenés à un seul jour