Ère· Les colonnes du temps
Paléoarchéen
3,6 Ga → 3,2 Ga
Au Paléoarchéen, de 3,6 à 3,2 milliards d’années, la vie a cessé d’être une trace contestée pour devenir une structure que l’on peut voir et toucher.
Ère de quatre cents millions d’années au cours de laquelle la vie cesse d’être une trace contestée pour devenir une structure macroscopique accessible à l’observation directe.
Ce que montrent les données
Le craton du Pilbara, en Australie-Occidentale, porte un récif de stromatolites daté de 3,43 milliards d’années, qui constitue la plus ancienne preuve de vie faisant l’objet d’un consensus. Les stromatolites sont des monticules lités construits par des communautés microbiennes piégeant du sédiment, et ils prennent ici sept formes distinctes, chacune occupant une portion déterminée d’une ancienne plate-forme de marée. Cette zonation écologique, c’est-à-dire la répartition ordonnée de formes différentes selon la profondeur ou l’exposition, est le critère décisif : elle caractérise des communautés d’organismes et non des précipitations minérales. Le monde où ils se forment comporte des océans, une croûte continentale limitée et une atmosphère sans oxygène.
Bornes et conventions
Les limites de l’ère, 3,6 et 3,2 milliards d’années, comptent parmi les nombres ronds qui divisent l’Archéen en quatre parts approximativement égales. Aucun événement ne les marque, et le contenu de l’ère ne serait pas modifié par un déplacement de l’une ou de l’autre.