Éon· Les colonnes du temps
Protérozoïque
2,5 Ga → 539 Ma
Le Protérozoïque, de 2,5 milliards à 539 millions d’années, est le plus long éon de l’échelle des temps : l’oxygène s’est installé dans l’atmosphère, la cellule eucaryote est apparue et la planète a gelé plusieurs fois.
Éon le plus long de l’échelle des temps géologiques, couvrant deux milliards d’années durant lesquelles l’oxygène s’établit dans l’atmosphère, la cellule eucaryote apparaît et la planète connaît plusieurs englacements globaux.
Ce que montrent les données
Son premier épisode est la Grande Oxydation, datée entre 2,46 et 2,43 milliards d’années, où l’oxygène libre s’accumule pour la première fois dans l’atmosphère : c’est la plus importante modification chimique de l’histoire de la planète, et un poison pour les organismes qui avaient évolué sans lui. La montée n’est pas régulière et paraît avoir oscillé deux cents millions d’années encore avant de se stabiliser. Les cellules complexes apparaissent bien plus tard, et sans lien de causalité direct : les données génomiques et fossiles situent les eucaryotes modernes après 1,84 milliard d’années, plus d’un demi-milliard d’années après la transformation de l’atmosphère. Les animaux paraissent peut-être vers la fin de l’éon, dans des récifs de quelque 890 millions d’années dont les structures pourraient être des tissus d’éponge. L’éon se ferme immédiatement avant la généralisation des parties minéralisées.
Bornes et conventions
La limite récente, 538,8 millions d’années, est l’une des mieux définies de la charte : un clou d’or situé à Fortune Head, à Terre-Neuve, à la première apparition du terrier fossile Treptichnus pedum. La limite ancienne est le nombre rond de 2,5 milliards d’années hérité de l’éon précédent, et l’oxydation qui ouvre l’histoire de l’éon commence quarante à soixante-dix millions d’années après elle.