VIE × ÉVOLUTION
Les premiers prédateurs
il y a ~780 à 740 millions d’années
Protérozoïque · Néoprotérozoïque · Tonien
Des cellules se sont mises à manger d’autres cellules par l’extérieur. Dans des schistes déposés là où s’ouvre aujourd’hui le Grand Canyon, sept espèces de microfossiles portent des trous ronds percés de part en part, de 0,1 à 3,4 microns : la taille et la forme de ceux que percent les protistes prédateurs actuels pour en consommer le contenu. Une partie au moins des proies sont incontestablement des cellules complexes. Des prédateurs, il ne reste que les trous.
Pourquoi c’est important
Être mangé est une pression d’un genre nouveau, et elle rend rentables des défenses qui coûtent cher : une paroi plus épaisse, un corps plus gros, une épine. Les kystes ornés qui remplissent les roches de cet âge ressemblent alors moins à des décorations qu’à des armures.
Datation et incertitude
Des trous circulaires de quelques microns, percés à travers la paroi de microfossiles du Grand Canyon, correspondent à la façon dont les protistes prédateurs actuels ouvrent leurs proies. Des perforations semblables, tenues pour les traces probables d’une prédation du même ordre, ont depuis été signalées dans l’Arctique canadien, dans des roches d’environ 1 150 à 900 Ma, ce qui reculerait le comportement de 150 à 400 millions d’années.
Sources
- Porter (2016), Proceedings of the Royal Society B · Tiny vampires in ancient seas: evidence for predation via perforation in fossils from the Chuar Group
- Loron et al. (2018), Emerging Topics in Life Sciences · Implications of selective predation on the macroevolution of eukaryotes
- Porter & Riedman (2016), Journal of Paleontology · Systematics of organic-walled microfossils from the Chuar Group, Grand Canyon
L’histoire de la Terre en une journée
19:52:354 h 7 min avant minuit
si les 4,54 milliards d’années de la Terre étaient ramenées à un seul jour
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