ATMOSPHÈRE × TECHNIQUE

Le protocole de Montréal et l’ozone

de 1985 à 2016

Phanérozoïque · Cénozoïque · Quaternaire · Holocène · Méghalayen

Un trou s’ouvre chaque printemps austral au-dessus de l’Antarctique dans l’ozone qui protège la surface des ultraviolets, sous l’effet des chlorofluorocarbures, des gaz réfrigérants, et des observateurs au sol l’ont découvert en 1985.

Le trou dans l’ozone est une forte perte d’ozone qui se produisait au-dessus de l’Antarctique à chaque printemps austral, le printemps de l’hémisphère Sud. L’ozone est un gaz de l’atmosphère qui absorbe le rayonnement ultraviolet avant qu’il n’atteigne la surface de la Terre. Les chlorofluorocarbures, des gaz employés comme fluides frigorigènes, c’est-à-dire comme réfrigérants, le détruisaient. Farman, Gardiner et Shanklin (1985) ont détecté le trou depuis le sol. Leurs relevés s’écartaient si fortement des valeurs attendues qu’un filtre automatisé avait rejeté les mêmes valeurs, mesurées par les satellites, comme des erreurs instrumentales. Le filtre masquait ainsi une perte réelle d’ozone. En deux ans, le protocole de Montréal était signé : ce traité engageait le monde entier à éliminer ces gaz. En 2016, Solomon et ses collègues ont publié les premiers signes mesurés de reconstitution de l’ozone.

Le trou d’ozone au-dessus de l’Antarctique le 3 octobre 1985, jour de sa plus grande étendue cette année-là, sur une visualisation du Goddard Space Flight Center de la NASA.
Le trou d’ozone au-dessus de l’Antarctique le 3 octobre 1985, jour de sa plus grande étendue cette année-là, sur une visualisation du Goddard Space Flight Center de la NASA.NASA Goddard Space Flight Center, Scientific Visualization Studio, domaine public

Pourquoi c’est important

L’ozone est le seul cas où l’espèce humaine a constaté qu’elle dégradait un système à l’échelle de la planète, a convenu d’y mettre fin, puis a pu observer le début de la réparation. Trois décennies séparent le traité des premiers signes mesurés de reconstitution : une planète répond lentement. Toute discussion sur le carbone doit tenir compte de ce précédent.

Datation et incertitude

Les dates sont établies. Le trou a été signalé en 1985, le protocole de Montréal a été signé en 1987, et la première reconstitution statistiquement significative, c’est-à-dire trop nette pour tenir au hasard, a été publiée en 2016. L’année 2016 marque le début de la reconstitution, et non son achèvement.

L’histoire de la Terre en une journée

23:59:59.9992780 µs avant minuit

si les 4,54 milliards d’années de la Terre étaient ramenées à un seul jour

Aller plus loin

Parcourir toutes les fiches