ATMOSPHÈRE × TECHNIQUE

Le trou que nous avons refermé

de 1985 à 2016

Phanérozoïque · Cénozoïque · Quaternaire · Holocène · Méghalayen

Des gaz réfrigérants détruisaient l’ozone qui tient l’ultraviolet à distance du sol, et chaque printemps austral un trou s’ouvrait au-dessus de l’Antarctique. Il a été découvert depuis le sol, par des observateurs dont les relevés s’écartaient tellement de ce qu’on attendait que les satellites rejetaient les mêmes chiffres comme des erreurs. En deux ans, le monde avait signé un traité qui organisait l’élimination de ces gaz, et en 2016 les premiers signes de réparation ont été mesurés.

Pourquoi c’est important

C’est la seule fois où notre espèce a vu qu’elle cassait un système planétaire, s’est entendue pour arrêter, et a pu ensuite constater le début de la réparation. Trois décennies séparent le traité de ce constat, ce qui dit honnêtement la lenteur avec laquelle une planète répond ; c’est le précédent avec lequel tout débat sur le carbone doit compter.

Datation et incertitude

Les dates sont fermes : le trou a été signalé en 1985, le traité signé en 1987, et la première guérison statistiquement significative publiée en 2016. Cette dernière date marque un début de rétablissement, non son achèvement.

Sources

  1. Farman, Gardiner & Shanklin (1985), Nature · Large losses of total ozone in Antarctica reveal seasonal ClOx/NOx interaction
  2. Solomon et al. (2016), Science · Emergence of healing in the Antarctic ozone layer
  3. Cooke et al. (2022), Royal Society Open Science · A revised lower estimate of ozone columns during Earth's oxygenated history

L’histoire de la Terre en une journée

23:59:59.9992780 µs avant minuit

si les 4,54 milliards d’années de la Terre étaient ramenées à un seul jour

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