GÉNÉTIQUE

Le code génétique

de 1961 à 1966

Phanérozoïque · Cénozoïque · Quaternaire · Holocène · Méghalayen

Trois bases épellent un acide aminé, et le dictionnaire est presque identique chez tout être vivant. On a déchiffré le code en donnant de l’ARN de synthèse à des extraits cellulaires et en regardant ce qui en sortait : un brin d’uracile pur a produit une protéine de phénylalanine pure, et ce fut le premier mot. Les soixante-trois autres ont demandé cinq ans de plus.

Pourquoi c’est important

Un dictionnaire partagé compte parmi les preuves les plus fortes que tout ce qui vit descend d’une même population de cellules. Les correspondances sont arbitraires, au sens où aucune chimie n’oblige ces trois lettres à signifier cet acide aminé : retrouver les mêmes choix arbitraires chez une bactérie et chez un humain signe un héritage, non une coïncidence.

Datation et incertitude

La date affichée est un intervalle, non un instant : la première correspondance a été établie en 1961, les autres ont suivi, en deux temps, jusqu’en 1966.

Sources

  1. Nirenberg & Matthaei (1961), PNAS · The dependence of cell-free protein synthesis in E. coli upon naturally occurring or synthetic polyribonucleotides
  2. Crick et al. (1961), Nature · General nature of the genetic code for proteins
  3. Nirenberg (2004), Trends in Biochemical Sciences · Deciphering the genetic code: a personal account

L’histoire de la Terre en une journée

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si les 4,54 milliards d’années de la Terre étaient ramenées à un seul jour

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