Séparation de lignée· Où vit Sapiens

La lignée australasienne se sépare

68 ka

Les ancêtres des Aborigènes d'Australie et des Papous se séparent du reste de la lignée sortie d'Afrique, assez tôt pour traverser la haute mer vers Sahul quand les autres branches sont encore réunies.

Ce que montrent les données

L'estimation génomique repose sur 83 génomes d'Aborigènes d'Australie et 25 de Papous, séquencés à haute couverture, et place la divergence d'avec les Eurasiens entre 72 000 et 51 000 ans, à la suite d'un unique départ d'Afrique. Ce qui a suivi n'a pas été un peuple unique s'étalant sur un continent. Les ancêtres des Papous et ceux des Aborigènes s'étaient déjà séparés il y a 40 000 à 25 000 ans : Sahul abritait donc des populations structurées bien avant que la montée des mers ne le coupe en deux. Une analyse de 2 456 mitogénomes désigne au moins deux entrées distinctes, et non une seule.

Datation et incertitude

La place de cette branche est réellement disputée, et la frise prend parti. Le modèle de travail de Lipson et Reich niche les Australasiens dans le clade oriental, ce qui placerait leur séparation après la bifurcation Est-Ouest et non avant. Les estimations pangénomiques de leur divergence d'avec les Eurasiens vont de 72 000 à 51 000 ans. La séparation précoce est dessinée parce que rien d'autre ne s'accorde avec une arrivée à Sahul il y a 65 000 ans ; l'unique épisode de métissage néandertalien partagé par tous les non-Africains, daté de 49 000 à 45 000 ans, tire dans l'autre sens. La tension n'est pas levée.

Sources

  1. Malaspinas, A.-S. et al. (2016), Nature · A genomic history of Aboriginal Australia
  2. Lipson, M., Reich, D. (2017), Molecular Biology and Evolution · A working model of the deep relationships of diverse modern human genetic lineages outside of Africa
  3. Gandini, F. et al. (2025), Science Advances · Genomic evidence supports the “long chronology” for the peopling of Sahul
  4. O'Connell, J. F. et al. (2018), PNAS · When did Homo sapiens first reach Southeast Asia and Sahul?
  5. Sümer et al. (2024), Nature · Earliest modern human genomes constrain timing of Neanderthal admixture
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Sur l'arbre des dispersions

Ces traits sont une simplification. Ils suivent les ramifications qui ont laissé une signature génétique durable, et laissent de côté les innombrables mouvements ultérieurs, retours et échanges entre ces groupes, qui n'ont jamais cessé.