La Terre fut précédée par son atmosphère, et non l’inverse. À l’origine, il n’y avait qu’un peu de poussière stellaire issue du disque gazeux d’une étoile : le soleil.
Sapiens est présent sur Terre depuis 300 000 ans : pourtant, il a attendu la tiédeur de l’Holocène pour ériger des civilisations ; suspendu entre deux glaciations, il en a profité pour s’épanouir sous une nouvelle forme.
Les extinctions massives sont l’une des composantes classiques de l’évolution et de la spéciation ; contrairement à ce que voudraient les interprétations les plus maladroites des théories de Darwin, l’évolution ne se produit pas par l’adaptation des individus pour survivre.
L’humanité est-elle entrée dans une nouvelle époque géologique façonnée par ses propres réalisations ? Le concept d’Anthropocène propose précisément que les humains aient édifié, avec leur empire industriel, une nouvelle force géologique de grande ampleur.
Quel est le sens biologique des frontières qui séparent les pays, de la délimitation des territoires adjacents, des lignes virtuelles, pour une espèce qui a migré sur tous les continents ? Les coups de crayon sur les cartes et les postes frontaliers valent bien un jet d’urine : ils s’inscrivent dans la panoplie des stratégies animales pour le partage territorial.
Les immortalistes ont-ils découvert pour Sapiens le daf-2 du nématode ? Le petit ver transparent devance notre espèce : certaines mutations, en affectant un gène appelé daf-2, ont pour conséquence une extension considérable de son espérance de vie.
Avec la maîtrise du feu, l’humanité a acquis le pouvoir de transformer profondément et rapidement son environnement : armée d’ingéniosité et de pouces opposables, elle s’émancipait de certaines contraintes fondamentales de la nature ; les conditions climatiques, la température et l’humidité ambiantes, le rythme du jour, de la nuit et des saisons perdirent une partie de leur emprise sur les pérégrinations du primate.
Quel est le sens biologique des frontières qui séparent les pays, de la délimitation des territoires adjacents, des lignes virtuelles, pour une espèce qui a migré sur tous les continents ? Les coups de crayon sur les cartes et les postes frontaliers valent bien un jet d’urine : ils s’inscrivent dans la panoplie des stratégies animales pour le partage territorial.