L’humanité est-elle entrée dans une nouvelle époque géologique façonnée par ses propres réalisations ? Le concept d’Anthropocène propose précisément que les humains aient édifié, avec leur empire industriel, une nouvelle force géologique de grande ampleur.
Quel est le sens biologique des frontières qui séparent les pays, de la délimitation des territoires adjacents, des lignes virtuelles, pour une espèce qui a migré sur tous les continents ? Les coups de crayon sur les cartes et les postes frontaliers valent bien un jet d’urine : ils s’inscrivent dans la panoplie des stratégies animales pour le partage territorial.
Les immortalistes ont-ils découvert pour Sapiens le daf-2 du nématode ? Le petit ver transparent devance notre espèce : certaines mutations, en affectant un gène appelé daf-2, ont pour conséquence une extension considérable de son espérance de vie.
Avec la maîtrise du feu, l’humanité a acquis le pouvoir de transformer profondément et rapidement son environnement : armée d’ingéniosité et de pouces opposables, elle s’émancipait de certaines contraintes fondamentales de la nature ; les conditions climatiques, la température et l’humidité ambiantes, le rythme du jour, de la nuit et des saisons perdirent une partie de leur emprise sur les pérégrinations du primate.
Quel est le sens biologique des frontières qui séparent les pays, de la délimitation des territoires adjacents, des lignes virtuelles, pour une espèce qui a migré sur tous les continents ? Les coups de crayon sur les cartes et les postes frontaliers valent bien un jet d’urine : ils s’inscrivent dans la panoplie des stratégies animales pour le partage territorial.
La main permit à l’encéphale du primate à lunette de façonner en profondeur son environnement ; par la même occasion, elle œuvrait à son propre remplacement : le cerveau s’y employa dès le début ; la fourchette éloignait nos doigts de l’aliment qui nous fait survivre : la machine les remplace.
Un autre facteur pourrait avoir participé au mécanisme de l’altricialité qui caractérise notre espèce : c’est notamment Holly Dunsworth, de l’Université de Rhode Island à Kingston aux États-Unis, qui l’a étudié ; il s’agit de l’hypothèse métabolique.
Examinons l’histoire de l’atmosphère terrestre : il est possible de la diviser en trois périodes. Dans sa première forme, elle était constituée des gaz, notamment issus de la nébuleuse solaire, et en particulier d’hydrogène.